Là déjà le titre ça en jette.
Qu’est-ce qu’on peut bien dire d’une contremarque ?
Or donques, suite à un échange, j’ai eu un jeton de la « boulangerie coopérative de Tours, des chemins de fer P.O (Paris-Orléans) et état » contremarqué 1260.
Et oh surprise, c’est la même contremarque que sur la photo de la fiche
Du coup, je me suis dit qu’il m’avait refilé le jeton de la fiche. Mais la contremarque n’est pas la même. Il existe des centaines de numéros comme indiqué dans la discussion sur le forum au sujet de ce jeton.
Donc à quoi servait cette contremarque ?
Contremarquer ces jetons était courant, comme sur celui de Nantes :
Avec des quantités indiquées qui vont jusqu’à 3 kilos de pain !
Mais d’autres jetons n’ont pas de contremarque comme sur celui de Thouars :
Un petit coup d’œil au site du CENTRE de RECHERCHE et d'ETUDE de la BOULANGERIE ET de SES COMPAGNONNAGES nous apprend que, pour une boulangerie coopérative voisine de Joué-lès-Tours, la contremarque était le numéro du Sociétaire.
Donc un sociétaire pouvait avoir plusieurs jetons.
Après … un sociétaire qui peut avoir plusieurs jetons de 3 kilos de pain, c’est soit un gros mangeur, soit un restaurateur par exemple.
En étudiant de plus près mon jeton, je constate que le premier caractère de la contremarque ressemble furieusement à un « L » plutôt qu’un « 1 ». Bon, il existe des jetons avec ce qui ressemble à un « 1 » comme premier caractère.
Mais aussi des jetons avec un « T » en premier caractère, suivi de trois chiffres
Donc je peux considérer que le premier caractère de mon jeton est bien un « L ».
Des sociétaires sont « T » et d’autres « L ».
On peut même retrouver le « L » au milieu de la contremarque :
En plus le numéro 44 a droit à deux tirets :
ET pourquoi pas le mien ?
Le mystère s’épaissit …
Tours était un carrefour ferroviaire important avec l’ Administration des chemins de fer de l'État qui desservait tout l’Ouest de la France dans les années 30 et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans qui desservait tout le sud de la France au départ de la gare d’Austerlitz. Les installations ferroviaires occupaient les quartiers actuels de Sanitas et Rotonde entre les rives du Cher.
Les contremarques pouvaient éventuellement correspondre à des cheminots, mais pourquoi pas aussi à des lignes de train ?
Pour la ligne Tours- Le Croisic, vous me mettrez 5 jetons de pain commençant par « L » et autant de jetons de beurre salé, pour les tartines !
C’est une hypothèse …



































